Creer toujours t encore
Biographie
Je suis née à Limoges (France) en 1964. J’ai obtenu une maitrise en aménagement du territoire en 1987. J’ai travaillé comme directrice de programmes dans la promotion immobilière jusqu’en 2008. Je suis artiste plasticienne, plumassière et photographe depuis 2008. Je travaille avec différentes galeries d’art en Europe, mon travail est exposé dans de nombreux salons d’art contemporain : Affordable Art Fair Singapour, Londres, New York, Boston…, Lille Art Up, Art Miami, San Francisco art market…
Démarche artistique
Pas si folle, Marie-Ange Daudé, malgré ce MAD formant ses initiales. Ou alors c’est de la bonne et belle folie créatrice, dont la société a grand besoin. L’enfance, le souvenir, la nostalgie alimentent sa création. Elle qui n’a jamais eu de sœur en fait naître plusieurs dans ses tableaux. Les plumes de l’envol, de l’élévation et du changement sont des éléments de sa grammaire picturale. Marie-Ange Daudé concentre la thématique de ses tableaux autour de quelques sujets sur lesquels s’exerce sa créativité dans un style et une ambiance immédiatement déchiffrables. Ce sont d’abord l’enfance, la femme et la disparition d'une époque. L’enfance n’intéresse guère les philosophes. Il y a des exceptions : Chantal Delsol en est une, elle qui a consacré une partie de son œuvre à cette période de la vie. Il est heureux que des peintres telles que Marie-Ange Daudé, lui accordent aussi de l’attention. Outre l’enfance en tant que telle, le temps, la nostalgie, l’amour, la fragilité forment ses autres préoccupations. Le concret, le tangible de ses tableaux nous aident à en saisir mieux le sens et la portée symbolique. Les objets sont choisis par elle pour ce qu’ils apportent d’émotion et d’intensité. Les plumes peuvent représenter la mue, l’évolution. Les cendres, présentes également comme une matière noble dans l’œuvre de Marie-Ange, représentent l’affliction et le deuil, autant que la régénération, la renaissance. Tissus et papier scellent chez elle également l’union de la peinture et de la matière. Si la couleur est bien présente dans son art, elle l’est dans la modération, tenant souvent davantage d’une sorte d’habile colorisation qui confère dès lors un rôle et une signification insolites à la figuration toute en discrète subtilité. Marie-Ange Daudé se voit demander par un visiteur ce que veut dire ce grand tableau au milieu d’un mur où l’on voit une femme jambes écartées. Et Marie-Ange de répondre avec une presque tendresse : « Elle se caresse. » Et de poursuivre : «Les gens n’achètent pas, ça les amuse, mais pour mettre chez eux, ils préfèrent un portrait… ». Les portraits en noir et blanc de Marie-Ange Daudé sont d’une rare puissance… Elle choisit ses matériaux en fonction de la capacité qu’elle leur reconnaît à « exacerber l’émotion » Il semble, au premier regard, que la musique aussi fait partie de la matière de sa peinture. Pour lui chercher des correspondances, on irait du côté d’Arvo Pärt — pour un certain goût du silence et de la méditation sentimentale, cette vague de fond. La voix de Kathleen Ferrier parachèverait si l’on peut dire, cette peinture expressive. Le double prénom de l’artiste associé à son œuvre peut suggérer une quête de transcendance. Rien d’explicite ne nous permet de le souligner. Tenons-nous en à la force éminemment poétique et humaniste de son art. Pierre-Jean Brassac, Lettre à un ami peintre, 2022

