La couleur n'est plus un moyen, c'est un espace à éprouver. Une peinture qui ralentit le regard pour mieux le libérer.
Biographie
Laure-Anne SARRON est une artiste peintre française basée à Paris. Après plus de quinze ans dans le domaine de la publicité, elle choisit de se consacrer pleinement à sa pratique artistique, centrée sur le dessin et la peinture.. Elle poursuit sa formation à la Nouvelle Académie des Beaux-Arts de Paris, puis au London Art College, où elle obtient son diplôme avec mention distinction. Elle représentera la France en tant qu’ambassadrice artistique lors de la 9ᵉ édition d’Art Connects Women à Dubaï, reportée à novembre 2026, sous la curation de ZeeArts Gallery et sous le patronage de l’UNESCO. Elle a reçu la distinction Woman Art Award (Musa International) à l’occasion de ses participations à Londres 2025 et Milan 2026. Elle participe également à des projets curatoriaux internationaux, notamment Artist on the French Riviera 2025 et Artist in Art History 2026 (Fondation Effetto Arte), donnant lieu à des publications dans des catalogues d’artistes contemporains. En 2026, elle expose au Salon d'Automne à Paris. Son travail a également été présenté à Paris au Carrousel du Louvre à la Galerie Mona Lisa, ainsi qu'à l'international, notamment à Londres dans le cadre de Woman's Essence et à Bologne lors de l'exposition collective Little Treasures. Elle est représentée par la galerie Gavart à Paris.
Démarche artistique
Au début de ma pratique, je développais un travail figuratif centré sur le paysage, le végétal et le vivant. À travers le dessin au fusain ou au graphite, puis l’encre et l’aquarelle, il s’agissait pour moi de ralentir le regard et de redonner une attention à ce qui, dans le quotidien, échappe à la perception. Progressivement, mon travail s’est déplacé vers une approche non figurative. Je ne cherche plus à représenter des formes, mais à traduire des sensations. La couleur s’est imposée comme un langage à part entière. Elle n’est plus un moyen, mais un espace : un champ dans lequel se construisent des tensions, des rythmes et des équilibres. Je conçois la peinture comme un lieu de circulation du regard. Il n’y a ni centre, ni hiérarchie, mais des zones d’intensité, de respiration, de densité. Le regard s’y déplace librement, s’attarde, se perd parfois, et construit sa propre lecture. Chaque toile devient ainsi un espace d’expérience, ouvert et instable. Mon travail se développe par séries, qui constituent autant d’étapes dans cette recherche. Horizons explore la couleur comme sensation initiale, encore liée à une perception du paysage. Matrice introduit des structures plus affirmées, où la couleur s’organise et se contient. Flot perpétuel amorce un relâchement de ces tensions, tandis que Echo et Chromie ouvrent des espaces plus libres, où la couleur circule sans contrainte et où la composition tend vers une forme d’expansion. Je travaille principalement à l’acrylique, dont la rapidité d’exécution favorise une relation directe au geste et à la décision. En parallèle, la peinture à l’huile me permet d’explorer un autre temps : celui de la superposition, de la profondeur et de la transformation lente des rapports chromatiques. Si mon travail s’inscrit aujourd’hui dans une démarche non figurative, je reviens ponctuellement à des formes plus lisibles lorsque cela s’impose. Cette oscillation ne constitue pas une rupture, mais prolonge la même recherche : interroger la manière dont une image se forme, se transforme et se perçoit. Ma pratique s’inscrit ainsi dans une exploration de la couleur comme expérience sensible, où la peinture devient moins un espace de représentation qu’un lieu à éprouver.

