Frédéric Perrin-Pilatus peint les paysages et les corps comme autant d’espaces de contemplation silencieuse et lumineuse, où la couleur, travaillée en couches lentes, devient profondeur et espace de résonance.
Biography
Le parcours de Frédéric Perrin-Pilatus est assez atypique – après une carrière de plus de dix ans dans la « big tech » en tant que designer-développeur, en 2025, à 45 ans, il a entrepris une grande bifurcation, vers une carrière artistique en tant que photographe d’art et peintre. C’est tout d’abord par la photographie qu’il a débuté sa vie artistique, à l'âge de sept ans : sa famille lui avait offert un petit appareil Kodak en plastique. Sa passion pour l’image est née de ce moment-là. Bien plus tard, il a étudié la photographie en parallèle de ses études scientifiques. Puis ses études de graphiste lui ont ouvert le monde des arts visuels. Il a ensuite exercé un métier de designer-développeur, où il pu réunir sa facette technique et son goût pour l’harmonie visuelle, tout en poursuivant une étude approfondie de la composition de l’image par une pratique intensive de la photographie et de la peinture à l’huile. En 2025, à 45 ans et après dix ans passés dans la big tech, il quitte cet univers pour sa vie d’artiste, photographe et peintre. La peinture est devenue le médium naturel de ses recherches sur la représentation d’une nature rêvée, vers une représentation de ses paysages spirituels.
Artistic approach
Frédéric Perrin-Pilatus travaille la peinture à l’huile en couches fines, en suivant un processus qui s’inscrit dans la durée. Chacune de ses œuvres est un minutieux travail de recherche sur la profondeur des couleurs. Son travail de photographe d’art nourrit les références de sa peinture. La photographie lui permet en effet un travail artistique sur le motif : recherche de cadrages et compositions, variations des temps de pose, depuis des temps courts pour saisir l’instant, jusqu’aux poses longues – l’obturateur de l’appareil photographique, fixé sur trépied, reste alors ouvert pendant une longue durée, jusqu’à plusieurs minutes. Les vagues, les nuages et les ciels se perdent et se dissolvent, les fines branches et les feuilles des arbres s’atténuent sous leur fragilité ; la lumière est impermanente, parfois mélancolique. Son travail de peinture à l’huile en glacis superpose de fines couches de peinture transparente sur une couche déjà sèche, laissant entrapercevoir les couches inférieures, ce qui augmente la profondeur des couleurs et donne l’impression visuelle d’une dimension supplémentaire. Lorsqu’elle est observée dans la pénombre, la peinture semble alors diffuser sa propre source de lumière. L’artiste travaille de grands formats sur toile de lin, et depuis 2025, il mène un travail sur de plus petits formats, tout particulièrement sur supports bois, par sa série Paysages, dimensions. Une série dans laquelle le paysage devient abstrait dans sa forme la plus minimaliste. La profondeur apportée par la couleur prime alors sur le niveau de détail. Que ce soit sur toile ou sur bois, sa peinture est la représentation de l’univers contemplatif et poétique de ses paysages rêvés – un cheminement vers le paysage spirituel et mystique.

