Catherine K. : Une place singulière dans l’art contemporain narratif. Ses oeuvres explorent l'intime, le vivant et la transformation.
Biographie
J’ai longtemps travaillé comme cinéaste. Le cinéma m’a appris le temps, la narration, le regard porté sur les corps et les figures, ainsi que la construction d’un récit invisible qui soutient l’image. Parallèlement, j’ai toujours sculpté. Certaines œuvres sont nées dans un espace silencieux, sans destination immédiate, comme on écrit des scènes sans encore savoir où elles seront montrées. Lorsque j’ai décidé de me consacrer pleinement à la sculpture, j’ai repris ces formes, non pour les corriger, mais pour les assumer. Les surfaces ont été retravaillées, les volumes affirmés, la couleur pensée comme une peau. La date que je donne à mes œuvres correspond à ce moment précis : celui où elles quittent l’atelier intérieur pour entrer dans l’espace public. Il ne s’agit pas d’un changement de médium, mais d’un déplacement du récit : du mouvement vers la présence, du cadre vers le volume, du montage vers la matière.
Démarche artistique
Mes sculptures proposent des récits, des territoires, du sens. Toute ma vie, j’ai raconté des histoires en images, en sons et en mots. Celles que je raconte désormais naissent du silence — et parlent de ce silence qui, depuis la nuit des temps, nous constitue, nous traverse et nous ressource. Mes œuvres sont uniques, parfois interactives et ludiques, parfois monumentales . Elles s’inscrivent dans un champ contemporain à la croisée de l’art et du design, et s’organisent en collections thématiques, comme autant de récits silencieux.
Techniques et supports
Terre cuite, souvent peinte à la tempera ou à la cire chaude selon la technique des peintres du Fayoum (au début du premier millénaire). Depuis peu : la pierre.

