Sisyphe
Manuel De la fechaNeed to see more?
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Width
65 cm
Height
81 cm
Depth
2 cm
Weight
1 kg
Frame
aucun
le mythe de Sisyphe revisité comme la société de consommation à gravir avec un chariot de supermarché chargé de pierres
Painting
réalisme magique
1987 Il nait à Cali, Colombie. Enfant, il s’évade d’une condition familiale précaire par une pratique obsessionnelle du dessin. Un jour, il tombe sur une édition illustrée des fables de la Fontaine datant du 18ème siècle: il ne se lassera pas de la feuilleter pendant des années (même s’il ne lit pas le français). Adolescent, il s’initie aux auteurs de son continent qui le passionnent comme Garcia Marquez, M. Asturias, Carpentier… 2008 Diplômé de la fundacion academia de dibujo profesional de Cali, il tente à sa façon de mettre en image les mythes et légendes de la vieille Europe dont le rayonnement antique l’attire irrésistiblement. C’est l’occasion de s’essayer à la peinture. 2012 Il migre clandestinement vers la Guyane. Après quelques mois passés dans la violence des squats de Cayenne qu’il fuit dès que possible pour peindre la plage, l’impossibilité de travailler autant qu’il le voudrait le pousse à partir pour Camopi sur le haut Maroni. Il y reste pendant 6 mois en vivant très sommairement. Il y retrouve ses racines amérindiennes et les bases d’une peinture forestière contemplative. 2013 A son retour à Cayenne, il peint tant bien que mal dans un contexte toujours aussi précaire. Il développe une oeuvre basée sur le réalisme magique d’inspiration littéraire d’Amérique latine qu’il mêle à la vision animiste amérindienne. Ses représentations paysagées post-apocalyptiques où aucun humain ne figure sont le théâtre de fables animales iconoclastes. 2016 Il travaille dans une boutique de tissu à Cayenne quand il épouse une française expatriée qu’il a rencontré l’année précédente. Installé plus confortablement, il s’essaye à la sculpture sur bois peinte à l’acrylique (car il tient à rester peintre) il en résulte entre autres des statuettes d’art d’aéroport africain en version européenne. 2020 il obtient la double nationalité. Il a passé plusieurs séjours en terres amérindiennes, où il entretient des amitiés, et, rentré à son atelier, il affûte toujours davantage sa poésie picturale. Il représente la nature comme un tout où l’homme n’est qu’un descendant égaré pour qui faune et flore sont un défouloir: elles le tolèrent, le subissent et intègrent jusqu’a saturation ses débordements. 2021 Son couple se fragilise. il part pour la métropole, seul, pour ce qui est à l’origine un séjour initiatique sous forme de tour de France. Il en tire une impression mitigée mais ne considère aucun retour en arrière, tant géographique que stylistique. 2022 Il décide finalement de s’installer en France, à Toulouse. Il continue à peindre des scènes crépusculaire auxquelles il ajoute soit des animaux supplantant des protagonistes mythologiques, soit des statues égarées dans le décor dans leur geste figé. 2024 Il emménage à Grasse où il peint des vues passées au filtre de son réalisme magique. Vivant en appartement, il ne peut continuer de sculpter le bois, il passe alors au travail de la feutrine qu’il rembourre et coud pour obtenir un volume qu’il peut peindre « comme une toile mais en 3D » selon lui, qui tient tant à demeurer peintre.