Regards-Parlés #2
Léa Mpembele DiendaBesoin d'en voir plus ?
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Largeur
41 cm
Hauteur
33 cm
Profondeur
0.2 cm
Poids
0.2 kg
Mode d’envoi
Envoyé sur châssis
Cadre
Aucun
Cette œuvre fait partie de la série Regards-Parlés, une série qui explore la puissance du regard comme langage alternatif, lorsque les mots se taisent ou ne suffisent plus. À travers ces visages enfermés dans la toile, l’artiste évoque l’oppression intérieure et le sentiment d’enfermement — celui du corps, mais aussi de la parole. Les figures semblent piégées dans la matière, captives d’un espace clos, comme si leur regard était la seule échappée possible vers l’extérieur. Le regard devient alors un point de rencontre entre soi et les autres : un miroir où se confondent le regard porté et le regard reçu, le regard de l’artiste et celui du spectateur. Il traduit cette tension entre l’intime et le visible, entre la parole contenue et l’expression silencieuse. Ainsi, Regards-Parlés interroge la manière dont le regard peut révéler, dissimuler ou libérer, devenant à la fois une prison et un passage vers l’autre.
Peinture
J'explore la texture des émotions, couche après couche.
Née à la fin des années 1990, Léa Mpembele Dienda est une artiste peintre autodidacte lilloise. Son rapport à la peinture est né après une période d’épuisement physique et moral. Ce que le corps et l’esprit ne pouvaient plus porter et exprimer dans l’effort, elle commence à l’extérioriser en couleur, en texture, en gestes. Elle choisit de s’ancrer dans le portrait comme lieu d’émotion brute. Les visages et les corps qu’elle peint ou dessine, souvent saisis en gros plans ou dans des détails intimes, révèlent des regards et des gestes à la fois puissants et fragiles, où chaque expression, creux et sillon devient le reflet d’une mémoire émotionnelle. Son médium de prédilection, l’acrylique, lui permet de travailler la matière et la lumière à travers des superpositions, des reliefs, des contrastes marqués. Chaque couche est une strate émotionnelle. À cela s’ajoute l’usage du monochrome en dessin, qui lui permet de pousser le contraste à son paroxysme pour donner au dessin une puissance tactile, presque sculpturale. Aujourd’hui, Léa ouvre un nouveau chapitre de création : un projet où elle mêlera photographie argentique, dessin et peinture. Une plongée dans l’intime, où les médiums dialoguent pour explorer le lien entre corps, mémoire et dualité. Trois médiums qui dialogueront pour révéler ce qui palpite derrière les apparences.
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