Printemps Forcé
Le Saule pleureurBesoin d'en voir plus ?
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Largeur
50 cm
Hauteur
65 cm
Profondeur
3 cm
Poids
1 kg
Mode d’envoi
Envoyer à plat
L’œuvre présente une figure féminine dont la tête est entièrement enveloppée, empêchant identité, respiration, parole. Le contraste entre ce visage étouffé et l’arrière-plan en vitrail éclaté crée une tension entre enfermement et renaissance empêchée. Les papillons, symboles habituellement associés à la liberté, sont ici détournés : ils représentent le genre masculin, posé sur elle, tournant autour d’elle, butinant son enveloppe sans jamais la libérer. Ils participent à l’étouffement : partout où ils se posent, apparaissent des larmes et le mot “AGAIN”, comme la répétition cyclique des violences, des attentes, des pressions masculines sur les femmes. Le collier “PRINTEMPS FORCÉ” est la clé : une saison censée être synonyme d’éclosion devient un printemps imposé une floraison non désirée, un passage obligé, un réveil qui fait mal. La femme est forcée d’être “belle”, d’être disponible, d’être ouverte comme une saison. Le vitrail multicolore évoque le sacré, mais dans ma vision : un sacré brisé, fragmenté, où la femme est transformée en icône, en vitrine, jamais en sujet libre. En conclusion : la répétition des comportements masculins enferme la femme dans un cycle où la renaissance devient obligation plutôt que choix.
Peinture
Mon art rit, grince des dents et pleure en même temps. Je raconte la beauté sale de l’époque.
Je suis Le Saule Pleureur, un artiste autodidacte parisien qui vit aujourd’hui à Marseille. Mon travail s’inscrit dans un néo-expressionnisme contemporain, mêlant symboles sociaux, humour noir et esthétique urbaine. À travers des figures fragmentées, des objets détournés et une écriture plastique instinctive, j’explore les thèmes du corps, de l’identité et des rapports de pouvoir. Mon langage visuel, marqué par des couleurs intenses et des compositions brutes, propose une lecture critique et sensible du monde moderne.