Monday morning
Sofigael M.Need to see more?
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Width
70 cm
Height
70 cm
Depth
2 cm
Weight
2 kg
Shipping mode
Shipped on stretcher
« Monday Morning » met en scène, avec humour noir, l’aliénation au travail. Critique de la société de la performance, le burn-out en est le thème central. Une femme se suicide, métaphoriquement ou pas, dans sa baignoire, un lundi matin, avant d’aller travailler, comme l’indique l’horloge au-dessus d’elle. Il est 7h15. Son conjoint, indifférent, continue sa routine dans un état second. Il ne voit pas, ou ne veut pas voir. Ce qui compte, c’est le travail. Le contraste entre le geste banal et le drame absolu structure toute la scène. L’accent est mis sur le bourreau - de travail - et non sur la victime, qui se fond dans le décor, comme un accessoire de salle de bain. L’homme, tournant le dos au spectacle tragique qui se joue derrière lui, occupe tout l’espace tandis que la femme semble disparaître de son champ de conscience. Le rasoir qu’il utilise d’un geste mécanique, est-il celui avec lequel sa compagne s’est mutilée ? Peu importe, l’important, c’est de ne pas être en retard au bureau. Cette indifférence cynique n’est pas seulement celle d’un individu : c’est celle du système qui continue, implacable. Les éléments du décor renforcent cette lecture. Le flacon de vitamines promet énergie et performance : sur son étiquette, le diagramme à barres évoque la croissance et les courbes de résultats. Les lignes verticales du mur ressemblent à des barreaux : prison mentale, sociale, peut-être conjugale. Les joints rouges du carrelage, ciment de sang, matérialisent l’expression « se tuer à la tâche » : la femme paye de sa santé son beau sol en faïence bleu outremer. La salle de bain devient le lieu d’un sacrifice intime au nom de la productivité et de la réussite sociale. C’est également la critique du couple et d’une certaine dynamique conjugale : la femme est ignorée par son partenaire, son existence est niée, devenue secondaire et superflue. La reprise du lundi et la routine quotidienne agissent comme des instruments de violence silencieuse. Pour son conjoint, elle semble déjà partie, exsangue, fantôme de sa propre vie. Le tableau peut aussi se lire autrement : féminicide pendant le week-end, fantasme meurtrier du mari, ou bouffée délirante sanglante révélant une souffrance psychique extrême. Le lundi matin et son rituel rassurant deviennent alors refuge, dans une tentative vaine de retrouver la normalité.
Painting
MONDES ACIDULÉS AU BORD DE LA BASCULE : Vertige existentiel & Culture Pop • Figuration Narrative • Surréalisme • Symbolisme
Sophie-Gaëlle Martin, ou Sofigael M., est une artiste contemporaine française pluridisciplinaire, peintre et dessinatrice. Dans la lignée de la figuration narrative, ses peintures à l’huile, critiques sociales teintées d’humour noir, sont nourries par la Pop culture et les codes graphiques des années 1970-1980. "Plus rien ne sera jamais comme avant". À travers des scènes mêlant surréalisme et symbolisme, Sofigael M. explore l'angoisse existentielle et fige le point de bascule des drames intimes ou des catastrophes collectives. Passionnée de dessin depuis son plus jeune âge, Sophie-Gaëlle Martin suit, à l’adolescence, les cours de l’École des Beaux-Arts de sa ville natale, et se forme en parallèle à la photographie. Titulaire d’un DESS en Gestion d’entreprise et d’une Maîtrise en Économie appliquée, elle exerce à Paris pendant plusieurs années en tant que cadre dans la communication digitale et photographe institutionnelle. Animée par le désir de renouer pleinement avec la création artistique, Sophie-Gaëlle amorce ensuite un tournant dans son parcours : elle reprend des études en design graphique et décide de se consacrer au développement de son activité d’artiste peintre. Son travail a été distingué sur la scène internationale : en 2025, elle figure, à deux reprises, parmi les finalistes et les demi-finalistes du Tartget Painting Prize, et elle reçoit également, par deux fois, le Certificat de mérite artistique du Luxembourg Art Prize, en 2024 et en décembre 2025.
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