L'arrêt du programme
Sofigael M.Besoin d'en voir plus ?
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Largeur
65 cm
Hauteur
81 cm
Profondeur
2 cm
Poids
2 kg
Mode d’envoi
Envoyé sur châssis
C’est l’histoire d’un rendez-vous amoureux tardif qui s’interrompt brutalement à cause du départ précipité de l’un des protagonistes, terrorisé par une soudaine apparition. Ce tableau, c’est une Madeleine de Proust pour génération X, ou devrais-je plutôt dire, une Fraise Tagada. La peinture fait bien sûr référence au film "E.T., l’extra-terrestre" de Steven Spielberg (1982), mais aussi à "Alien, le huitième passager" (Ridley Scott et Hans Ruedi Giger, 1979), ou peut-être encore à "SOS Fantômes" (Ivan Reitman, 1990). On retrouve la décoration et le design caractéristiques de ces décennies, avec la couleur orange sur les murs et le ficus caoutchouc typiques des années 1970 et 1980. Le sigle sur la mire de la télévision analogique semble suffisamment étrange pour qu’on se demande si on n’a pas basculé dans une autre dimension, ou pour qu’on y voit le signe d’une présence extraterrestre qui utiliserait nos antennes pour diffuser son programme. La main fantomatique sur l’épaule de l’homme peut également faire référence à la « hantise » de l’influence délétère de la télévision, qui représentait un vrai débat de société à l’époque. La main qui agrippe serait alors l’émanation physique de l’emprise du petit écran. On se souvient du film "Les Griffes de la nuit" ("Nightmare On Elm Street", Wes Craven, 1984), où Freddy Krueger, le croque-mitaine, sort de l’écran TV pour happer le tout jeune Johnny Depp, qui s’était assoupi dans son lit. Le tableau ne raconte pas la fin de l’histoire, mais je ne suis pas persuadée que le pauvre garçon ait envie de revoir sa lâche dulcinée après ce rendez-vous avorté et cette incroyable aventure.
Peinture
MONDES ACIDULÉS AU BORD DE LA BASCULE • Vertige existentiel & Culture Pop
Sophie-Gaëlle Martin, ou Sofigael M., est une artiste contemporaine française pluridisciplinaire, peintre, créatrice visuelle et poète. Elle associe un langage visuel surréaliste et symboliste à l’approche critique de la figuration narrative. Couleurs acidulées, références à la Pop culture et humour noir caractérisent son exploration de l’angoisse existentielle. Elle fige, à travers des récits doux-amers, le point de bascule des drames intimes et des catastrophes collectives, et interroge les mécanismes d’aliénation sociale ainsi que le déni face aux crises et aux bouleversements écologiques. Son travail a été distingué sur la scène internationale : en 2026, elle est sélectionnée sur la longlist du concours international ArtEvol 2026, "A View from Everywhere" ; en 2025 et 2026, elle est finaliste et demi-finaliste du Tartget Painting Prize ; elle a également reçu à deux reprises le Certificat de mérite artistique du Luxembourg Art Prize, en 2024 et en 2025. Son œuvre a par ailleurs fait l'objet de publications dans les revues d'art Nevadart, ArtMajeur Magazine et Obscyra. Elle a également été sélectionnée pour publication dans le numéro Hiver 2026 d’ART SEEN Magazine, édité par The Curator’s Salon.