La tribu du silence
Eric Doisy¿Necesitas ver más?
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Anchura
80 cm
Altura
115 cm
Profundidad
2 cm
Peso
6 kg
Marco
Caisse américaine en bois peint en blanc
Les Trois Gardiens est une œuvre puissante et expressive, ancrée dans un univers brut et instinctif. Trois figures totemiques surgissent d’un fond vibrant de textures, de griffures et de couches de couleurs. Leurs visages aux contours marqués évoquent la tension intérieure, entre rage contenue et fragilité à vif. Les têtes aux formes carrées et aux yeux contrastés (un détail récurrent chez l’artiste) incarnent un langage visuel personnel, presque tribal. Les bouches grandes ouvertes, déformées, traduisent une parole muette, un cri intérieur. Les corps filiformes, à la limite de l’abstraction, renforcent cette impression de verticalité rigide, presque carcérale. Ce tableau, réalisé avec du stick à l’huile, du feutre à l’huile et des gestes instinctifs au doigt, reflète une démarche picturale à la fois libératrice et thérapeutique. La présence d’un petit personnage clownesque en bas à gauche – signature graphique de l’artiste – apporte une touche d’ironie grinçante dans cet univers chargé.
Pintura
EXPLORATEUR DE L'EMOTION BRUTE
Après un premier parcours professionnel en tant que commercial, puis une reconversion en décoration d’intérieur, c’est en 2017 qu’un tournant décisif s’opère : la rencontre avec un graffeur ouvre un nouveau champ d’expression, celui de la peinture. Dès lors, l’art devient un langage vital. Loin d’une trajectoire linéaire, mon travail d'artiste s’est construit dans une forme d’ébullition constante, entre recherche plastique et exploration intime. Mon médium de prédilection est le stick à l’huile, matière épaisse, brute, presque sauvage, que j'applique au doigt,......, au plus près de la matière. Se salir les mains n’est pas un accident, mais un acte nécessaire : « Plus je suis plongé dans la matière, plus je me sens vivant. » Portée par l’instinct mais jamais gratuite, ma peinture se structure autour d’un vocabulaire graphique singulier. Une figure récurrente — petite tête, clown triste ou monstre — s’est imposée au fil du temps. Elle devient une signature, un témoin silencieux, un double intérieur.