Ecoute tomber la ville 100x73
Olivier CattéNeed to see more?
Receive additional visuals to appreciate the artwork in its finest details.
Receive additional visuals to appreciate the artwork in its finest details.
Original pieces with certificate of authenticity
Secure payment
International delivery
Free returns within 14 days (not applicable for made-to-order products)
Width
73 cm
Height
100 cm
Depth
2 cm
Weight
1.5 kg
Shipping mode
Shipped on stretcher
Frame
Aucun
Ville vue d'en haut
Painting
Entre fascination pour l'architecture des jungles urbaines et leur énergie dévorante, et l'harmonie qui se dégage des paysages extrême-orientaux.
Je suis né en 1957 à Le Petit-Quevilly, près de Rouen, mon père était ingénieur chimiste. Aussi loin que je puisse me souvenir j’ai toujours aimé les visites de musées. Outre le côté exaltant de tous ces nus offerts à la vue de tous, j’avais l’impression que les tableaux avaient été réalisés pour moi, ils me parlaient. Moi je ne parlais pas, ou peu, ce qui me valait des consultations chez des psychologues. (« A quoi tu penses? », « Quand vas tu sortir de ta coquille? », « Il est introverti… », etc…). J’étais donc une sorte d’huître mais mes parents aimaient mes dessins, m'encourageaient en ce sens et ont toujours accroché sur un mur le coq que j’avais dessiné à 5 ans. A l’âge de 12 ans ma demande de suivre les cours ados du jeudi après-midi de l’école municipale des Beaux-Arts de Pau fut facilement exaucée. En 1976, je demande à intégrer l’école des Beaux-Arts de Pau. Deux ans plus tard, je suis admis à l’Institut d’Arts Visuels d’Orléans (je voulais me rapprocher de Paris) pour y suivre le second cycle en département Art, options peinture et gravure. 1980/81: Ma dernière année d’études est consacrée à une série de peintures sur le thème du labyrinthe. J’adore les labyrinthes et étais grand lecteur de Borges et Dick. Claude Viallat qui me discerna mon diplôme de fin d’études me gratifia d’un « Laissez tomber les discours, peignez! » Moi qui ai toujours travaillé par intuition, sans concept préalable, j’étais aux anges. Les années suivantes sont la découverte des premières expositions collectives, les premières ventes, puis les expositions personnelles se suivent. En 2008, me retrouve désargenté car la galerie qui me représentais ne me paie plus les ventes réalisées... Je commence à utiliser le carton d’emballage comme support à mon travail. Outre les labyrinthes, j’ai toujours été fasciné par les métropoles, les plans d’étalement urbain, et la ville de New York -son architecture et son énergie- a constitué le principal de mon inspiration entre 1985 et 2008. Le carton je le couvre de peinture noire, puis dessine au cutter, puis pèle ses couches multiples. Il est en adéquation avec mon inspiration urbaine et labyrinthique. Ce travail sera présenté une première fois au Mexique, fin 2009, puis en galerie à Paris et à l’étranger jusqu’en 2020. 2016: je suis sélectionné pour participer à une résidence d’artistes dans le fin fond de la Chine du sud ouest. L’air y est humide, les cartons d’emballages que je glane restent mous, l’ambiance est oppressante. Cette immersion de sept semaines va considérablement bouleverser mon travail: l’espace urbain devient flottant, sans racines, cernés de montagnes embrumées et de fumées toxiques…. Cette évolution finit par mettre un terme à ma collaboration avec la galerie qui me représentait depuis 2011. Mon travail à l’encre sur papier évoque alors des « paysages destinés au voyage intérieur ». (Stéphanie Pioda, texte pour l’exposition d’Olivier Catté au Japon, mai 2021). Puis l’envie revient d’utiliser le carton différemment (plus de travail sur la matière mais exploitation des idéogrammes de cartons asiatiques) avec la série Asia Store. Début 2024, mon esprit est tourné vers le Japon que je vais enfin pouvoir découvrir. En attendant, je me lance dans un travail que j’avais en tête depuis longtemps: une série de peintures à l’encre sur carton d’emballage, dont le sujet serait la ville du Havre, abordé de manière frontale à l’instar de mes cartons New York. L’architecture, la mer, le ciel: 3 éléments combinés avec la pluie (il a beaucoup plu début 2024….) et le carton, rebut de notre soif de consommation. En 2025, l’envie de peintre avec de la peinture, des couleurs sur une toile tendue sur châssis me reprend. J’utilise les compositions préparatoires de mon travail sur carton (vues de villes d’en haut, images de drones, etc…) pour la série « Ecoute tomber la ville ».